@bicyclette…

juin 27, 2011

Que le temps passe vite…..

Classé dans : Uncategorized — abicyclette @ 12:08

De fin février à Juin

Mais où est elle ? que fait elle ?

Ce n’est rien de dire que le temps passe vite…. Déjà trois mois 1/2 que j’ai laissé l’Irlande derrière moi. My God !!!

Oui mais voilà, j’ai “joué” la carte de la sagesse. Si si, ça m’arrive !!! même de plus en plus souvent… Je me demande toujours si c’est ça que l’on nomme l’âge de raison :-) . Et si c’est c’est oui, eh bé ça alors….

En tout cas, la vie m’a récompensé, car j’étais quand même, je dois l’avouer, dans mes petits souliers. Quand la vie te met face à tes propres théories, c’est une facheuse histoire. Où comment se loger quand on revient au Pays et qu’on a pas de maison ? Tout simplement continuer de croire en son chemin, s’appliquer ses discours et ne pas se laisser envahir par les petites voies qui cancanent dans la tête. Et ça maarrrrche… Un appartement m’est tombé du ciel, si si c’est vrai. Je ne remercierai jamais assez le geste de mon ami Christian, car il va bien au delà d’avoir un toit sur la tête.

Depuis que j’ai posé mon sac à dos à Paris 15 eme, troqué les chaussures fourées, manteau et pullovers contre des affaires plus légères, ce ne sont que des grands moments de bonheur au quotidien.

Au menu des ces derniers mois, toujours des plats de qualité. Belles rencontres, partages, retrouvailles and so on…. Et aussi quelques échanges en Anglais par çi par là.

C’est d’abord Anne que je retrouve en Premier à Paris, avant même d’aller à Lille. Anne que j’avais rencontré il y a deux ans, lors de mon périple à vélo. J’avais fait une escale dans son gîte “La petite lumière” www.lapetitelumière.org et y avais croisé quelques Pélerins en route pour Compostelle. (Souvenirs, souvenirs…)

Périple 2009 Chez Anne Anne au départ de mon étape vers Toulouse 2009 En 2009

Toujours aussi dynamique, nous parlons, les sujets fusent, et le temps ne sera pas assez long pour les assouvir tous. Qu’importe, puisque c’est décidé, je la rejoindrai pendant la saison pour lui donner un coup de main à l’intendance.

Puis tout s’enchaine,

C’est la visite des Sarthois, Nathalie, Guillaume, le Coquin Valentin, et un passager qui montrera le bout de son nez en novembre, pour un week end à la capitale, et des bougies à souffler. Non, non, je ne citerais ni le nombre de bougies, ni le prénom. :-)

Nathalie et Valentin à Paris Le p’tit coquin Hum, c’est bon !!!

Mais où est passé Guillaume ? Oups pas de photos, ça alors, quelle négligence de ma part. I’m sorry Guillaume.

Le chemin de mes belles, Emilie et Elsa, passera aussi par Paris. Ce sont de très belles retrouvailles, Toutes les trois ensembles. Il y a bien longtemps que nos trois routes ne se  sont pas croisées aux mêmes instants. C’est la fête, trop génial, trop beau, séquence émotion. Nous en profitons pour terminer le déménagement d’Emilie qui quitte Amiens pour une nouvelle belle aventure outre Atlantique,

Pause déjeuner lors du déménagement d’Emilie ça valait le coup d’oeil Quelque part en Auvergne

La valise … Les deux soeurs le départ approche

Après les formalités… cette fois c’est pour de vrai. Good luck…

et fêter l’anniversaire d’Elsa. Nous buvons même du Champagne…  si si… hips, hips !!! pour aller se coucher. Heureusement nous sommes sur place.

Apéritif Au Don Quichotte

Les bougies d’anniversaire Le gâteau fait maison par Emilie

Et puis quelques ballades dans Paris, puisque le soleil  est au rendez vous depuis mon retour. Ca aussi c’est “incredible”…

Retrouvaille aussi avec mon copain de la planète Mars, il se reconnaitra, trop fastoche pour lui !!!  Déjeuner, diner, discussions, ballades, clin d’Oeil à la Tour Eiffel by night, qui scintille lors de notre arrivée, et de notre départ. Quel salut !!! Merci. On se croirait presque en été tellement la température est douce.

La tour Eiffel Scintillante Jolie avec sa robe de lumière

Et qui d’autre encore ? Et bien c’est Perine, rencontré à Dublin (prononcé Dubline en Anglais. Non,  je n’ai pas encore oublié), qui passe 4 jours à Paris, et me convie à un sympatique déjeuner en compagnie de ses amies et amis. C’est vraiment extraordinaire d’être là, encore une fois, au milieu de toutes ces jeunes personnes pleines d’énergie et de nouveaux projets. Tous ces échanges, en plus je fais de nouvelles connaissances. Merci, merci la vie, je suis comblée de bonheur chaque jour.

Et ça continue, Caroline et Anne-Solène me propose de nous retrouver autour d’un verre, histoire de papoter voyage une nouvelle fois. Leur projet prend tournure. Ce voyage en Amérique du sud va se concrétiser. J’en suis ravie. Bravo à elles. Ci joint le lien de leur blog http://chignons.canalblog.com/ et de leur association pour promouvoir la lecture, je vous laisse découvrir par vous même leur projet http://vastefairelire.canalblog.com/ . De belles rencontres les attendent.

Et puis, et puis, cette magnifique rencontre qui va me conduire dans le désert du Sinaï. Qui l’eu cru ? Jamais, je n’aurai imaginé aller en Egypte. Et pourtant….

C’est d’abord une prise de contact avec un environnement et une culture totalement inconnu pour moi, et aux antipodes de ce que je connais.  Une arrivée dans le désert de nuit. Ma première grande interrogation, est de savoir comment ils peuvent se diriger sans tracé balisé à la lueur des phares, dans un tel espace, alors là !!!! Des yeux de lynx,  une connaissance parfaite de chaque endroit, chaque pierre…c’est tès impressionnant. En tout cas, ils ne semblent pas tracassés outre mesure. L’ambiance est là, nous chantons à tue tête dans la voiture.

Où es la route ? Dans l’immensité du désert… Le Sinaï

La surprise sera de taille au levé du jour, puisque nous dormons à la belle étoile. Grandiose. Quel endroit majestueux. Je me sens toute “pitite” au milieu de cette immensité.

Le soleil se lève très tôt et la température monte rapidement. Il faut donc passer par la séquence application  de la crème solaire. Ah, ça colle !!! mais bon c’est ça où les brûlures, alors entre les deux le choix est rapide. Je comprends beaucoup mieux leur tenue vestimentaire qui recouvre tout le corps, et la chèche sur la tête. Je me sens un peu cloche avec mon débardeur. ça se voit que je ne vais jamais dans les pays chauds. Voilà là une attitude bien à l’occidentale, et ce ne sera pas la seule….Oups !!!

Quelque part dans le désert du Sinaï Eclairage du matin Que c’est beau !!!

Nous faisons plus ample connaissance avec les Bédouins, toujours le sourire aux lèvres, ils nous ont reservé un accueil des plus chaleureux déjà la veille. D’abord le thé, puis le repas du soir. Le thé servi dans les petits verres, (Ils sont trop choux. Rien a à voir avec nos grands tasses). Et puis quelle élégance dans le geste. Le plateau de verre dans une main, la théière dans l’autre, position accroupi, il se relève pour le service. Rien ne tombe, qui plus est, pas une goutte de thé ne passe par dessus bord. J’en ai les yeux tout écarquillés, quelle souplesse. Essayez et dites moi…..(un bon exercice pour les amateurs d’assouplissements) !!! Ce matin nous pouvons observer la préparation du pain. Mélange d’eau et de farine, cuit sur la braise, et tout ça toujours en position accroupie. Chaque repas sera aussi un immense moment de bonheur partagé avec eux. N’oublions pas que nous sommes dans le désert, au milieu de nulle part, sans eau, sans électricité, sans matériel….. Voilà là, une expérience qui ne manquera pas de remettre les pendules à l’heure sur nos comportements, entre autre, de consommateur. Et oui, parlons juste de l’eau ; cette eau, qui est la vie, que ferions nous, que serions nous sans elle ? Nous, on tourne le robinet, au maximum, tout naturellement, chaude ou froide, on laisse couler l’eau, sans se poser la moindre question sur nos besoins vitaux, où de confort qui nous pousse à une consommation inconsidérée. De quoi avons nous réellement besoin ? Est ce indispensable de rester indéfiniment sous la douche, chaude bien sûr, parce que c’est tout simplement agréable, pendant que des personnes, sur la même planète, parcours des kilomètres et des kilomètres pour trouver de l’eau qui est nécessaire à leur survie. Il y a deux poids deux mesures, n’oublions pas d’y réfléchir….

Je suis chaque jour emerveillée par ces gens, qui avec rien, règlent tous les problèmes qui se présentent. Il y a toujours une solution, c’est invraissemblable. Et nous, en situation identique chez nous, il faudrait déployer, énergie, procédure, déplacer des équipes entières sur place, diagnostiquer sans oublier l’énervement que cela déclenche, etc…. Nous sommes vraiment empotés !!! De plus leur travail est effectué avec précision, et dans le calme, on a l’impression de retrouver les gestes d’antant de nos grands parents.

C’est tout simplement une grande leçon, nous pensons détenir les connaissances, et au final, ce sont eux qui donnent la leçon…Ils font confiance à la vie, et vivent au jour le jour.  Inch allah, étant leur mot….

A noter aussi , toutes ces soirées, à danser ensemble jusqu’à plus d’heures,  le levé de la lune chaque soir, et tant encore. Bref, un partage quotidien de superbes émotions.

Par contre, dès que le soleil se couche, la température chute brutalement, et les polaires deviennent rapidement indispensables. Nous avons même eu deux soirs de grand vent. Nous avons dû fermer la porte… Même sans toit, c’est efficace !!! Et puis les duvets sont bien chauds, alors no problèmes.

 Dans le désert Couché du soleil tout blanc.

Plante du désert du Sinaï Plantes et fleurs du désert.

img_2749.JPG Au loin un campement

Désert du Sinaï Désert du Sinaï sur la piste au retour

La route retrouvée On the road again…

Un seul mot pour avoir eu le bonheur de vivre tout cela ; MERCI.

Seulement, le retour en appartement après huit jours consécutifs dehors 24h/24, c’est très très difficile. Cette sensation d’étouffer m’ a été très désagréable.

Mais bon, nous sommes déjà courant mai, et il est temps d’aller rejoindre Anne à Moissac.

Je la retrouve en plein boum. Il y a beaucoup de Pélerins sur le Chemin cette année. Je suis rapidement dans le vif du sujet. Ils arrivent presque tous de Lauzerte, après une étape en générale de 28 kms, fatigués. Il faut dire que pour conclure leur étape, ils doivent grimper tout là haut sur la colline de Moissac. C’est là qu’Anne a élu domicile et créé son petit et chaleureux gîte. 6 minutes montre en main, sac au dos, pour monter, monter et encore monter les dernières marches de la sente qui arrive au point de vue. C’est la sente du calvaire. Si si…et il y a Marie qui veille, là haut imperturbable !!!

Du point de vue C’est une maison bleue…. Le gîte adossé la Colline…

Marie Protectrice Et marie, déjà en 2009

Levé du soleil sur Moissac 6 heures du matin !!!

Chaque jour, c’est une nouvelle histoire, totalement imprévisible, et chacune d’elle, riche, surprenante, étonnante des diverses rencontres, conversations, anecdotes, rires,

 Avec Anne Rires partagés !!! C’estvraiment drôle, AH ah !!!

chants, musique and so on…..toujours un véritable enchantement. Je me demande même comment c’est réalisable tellement les gens sont parfois aux antipodes. Le monde est omniprésent, beaucoup de nationalités marchent sur ce Camino. Danemark, Suisse, Allemagne, Belgique, Afrique du Sud, Italie, Québec, Norvège….C’est toujours génial, et tellement beau, réunis autour du repas du soir préparé par la maitresse des lieux, Anne, on voudrait parfois suspendre le temps. Et puis le matin….ah, le ptit déj !!!! Sacré moment aussi; certains, déjà dans le programme de leur étape, d’autres dans l’instant présent, tellement bien, qu’ils aimeraient bien rester plus longtemps. (Ils ont tous oublié que la veille, ils pestaient après les dernières minutes de marche, tellement le gîte est perché sur la colline, et la sente raide à monter, surtout après 26 km).

La sente du Calvaire Les dernières marches, Ouffffff !!!

Des liens se tissent… Les conversations vont bon train, on sent les cœurs se serrer lors du départ. Et puis il y a le cadeau qu’Anne offre à chacune des personnes qui séjourne à la Petite Lumière. Instant toujours drôle, surprenant. Ce minuscule parchemin bien attaché avec un fin fil de rafia, que chaque personne prend « au hasard » dans la jolie boite et sur lequel est inscrit un mot. Quel mot !!! Toujours en rapport avec la personne, ça c’est extraordinaire.

 Le p’tit mot Cadeau du départ.

 Et puis, après les séances photos, afin d’immortaliser tous ces visages rayonnants (ça aussi c’est fort et réconfortant), ce chant que nous entonnons à chaque départ, pour accompagner les premiers pas des Pèlerins. Moments d’émotions de part et d’autres….

Départ, chacun sa route, chacun son Chemin « Tous les matins nous prenons le chemin, tous les matins nous allons plus loin…… » « Ultreia…. » Je laisse volontiers Anne prendre la voix, car la mienne ne sort pas toujours très juste. Qu’importe, le cœur y est, ça c’est sûr.

Ces rencontres peuvent être aussi, une belle leçon d’humilité !!! Qu’il est bon de prendre le temps de se remettre en question…………Je pense notamment à ce jeune homme guidant, depuis le Puy-en-Velay, un monsieur plus âgé et surtout non voyant, avec l’objectif d’atteindre Compostelle. Leur histoire est très émouvante. Une parmi toutes. Chacun ayant la sienne. Mais c’est aussi et surtout une source intarissable de tendresse, de chaleur et d’Amour. Et tant de chose que j’aimerais vous faire partager…Merci, merci à Anne de m’avoir permis une si belle et si riche expérience. Et merci à toutes ces personnes dont j’ai croisé le chemin.

Simple Tendresse Toujours agréables ces instants de partage

Mais à « la Petite Lumière », passent aussi des cyclistes, Pèlerins de Compostelle ou non.

Avant de repartir, je me suis octroyée un peu de temps pour visiter L’Abbaye et le fameux cloitre dont j’ai entendu les éloges quotidiennement. Je vous laisse juger par les photos que je vous joins.

Abbaye de Moissac Le cloitre

Un Chapiteau Chapiteau Des Châpiteaux

Le départ approche pour moi, la relève est arrivée, de loin, puisque Christiane, vient de Suisse aussi pour participer à cette belle aventure.

 Avec Christiane Passation de pouvoir toujours dans la bonne humeur…

Ce matin, moi aussi j’ai un pincement au cœur lors du départ. Ainsi va la vie…….vers de nouvelles aventures. 

Portugal

Et voilà, j’y suis !!! arrivée au Portugal, avec le soleil …et un voyage sans problème. 

Ce matin, mercredi 15 juin 2011, à 7h, Premier footing sur la plage (450m de mon nouveau château). Humm !!! le soleil, le ciel bleu….. Comme c’est agréable de trottiner les pieds au bord de cette eau transparente, sur un sable ferme et très fin. Personne à l’horizon, c’est un grand bonheur. J’avance au rythme des vaguelettes qui s’évanouissent sur mes petits petons, tout ravis de cette fraicheur. Contrairement aux habitudes je porte mes baskets sur les épaules….Retour en marchant, pause étirements, aucune notion du temps, mais je sens la journée, « plage » se mettre tranquillement en place avec l’arrivée des premiers estivants, panoplie sous le bras pour certains, juste une serviette autour du cou pour d’autres. 

En Algarve A marée haute.

Après l’effort, le réconfort. Oui mais, il faut d’abord faire les courses. No problem, je vais au petit magasin juste à côté, et j’y trouve le bonheur. Si si, ça s’appelle comme ça. Un couple charmant chaleureux, parlant Français (ça sauve bien, même si j’avais appris ma leçon de politesse), mais aussi Anglais, Espagnol, Portugais bien sûr. Pour un premier échange, j’ai entendu résonner des paroles de gentillesse, « si vous avez besoin de quoi que ce soit, n’hésitez pas, nous sommes toujours là pour vous rendre service et vous aider ». Merci, merci. Et en plus, je n’ai que le choix sur des bons fruits et légumes frais, et locaux. J’ai aussi investi dans une paire de tongues toutes vertes (elles sont coordonnées à mon tablier de cuisine !!!), et oui c’est indispensable ici. Voilà, tous les ingrédients sont réunis pour un merveilleux séjour. 

Il me reste à remonter mon vélo, trouver des accès internet, une carte de téléphone et le tour est joué. Vous lisez le blog ? Alors c’est gagné pour moi.Le lendemain, jeudi, levé 6h30, et voilà le grand rendez vous de la journée, avec mon petit BMC (c’est la marque de mon vélo de course). Heureuse d’enfiler ma tenue et de retrouver les sensations au grand air. Bon, c’est sûr, il faut tout recommencer à zéro avec une si longue période sans pédaler. Qu’importe, c’est tellement un grand plaisir. Petit agacement, le compteur ne fonctionne pas. Grrrrrrrrr !!! Je ne sais pas quelle distance j’ai parcouru, mais c’était bien chouette.Au retour, je troque mon vélo contre mes tongues, et pars à la recherche d’une cabine téléphonique, Et bé, en fait je suis allée assez loin et devinez quoi je me suis fait une ampoule sous le gros doigt de pied à marcher avec les tongues impressionnant non ? Le pire c’est qu’en revenant, j’ai découvert une cabine assez  proche de la maison. Ah ah !!!! certes bien cachée. 

Le 26 juin 2011

 Voilà, je me suis reconnecté au monde.  Ah, internet !!! Quand même c’est magique. Le blog était prêt mais je ne pouvais pas le mettre en ligne.Tout est maintenant Ok. A Bientôt pour de nouvelles aventures.


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