OUTUBRO JA…..
Et oui, octobre à déjà pointé son nez depuis une semaine, je me répète, mais le temps défile, défile, je suis impressionnée.
En tout cas, le mois de septembre a été magnifique, ciel bleu Azul, soleil chaud, à fond les rayons, moins de vent qu’en août, et des températures toujours aux alentours de 30° à l’ombre. C’est ce qui est affiché chaque fois que mes yeux croisent le thermomètre. Et ça continue encore aujourd’hui….Ce soir à 21h il fait encore 25°, comment ne pas se sentir bien. Je remercie chaque jour la vie, car c’est un privilège de bénéficier d’un tel climat. Je vis toujours en short, et je n’arrive toujours pas à mettre les tee-shirts à petites manches (Je ne m’en plains pas). L’atmosphère est calme, sereine, les p’tits piafs volent, chantent, gazouillent, ils semblent bien heureux eux aussi d’aller d’arbre en arbre. Par contre, je les dispute un peu car ils ont une fâcheuse tendance à se laisser aller là où c’est bien propre. Rrrrrrr !!! mais bon……….. Ils sont vite pardonnés, trop mignons et sans leur gazouillis, la nature serait sans voix. Les jours ont bien raccourci et les nuits sont parfois un peu plus fraiches, c’est bon pour le jardin, car il n’a pas plu depuis le 1er septembre.
J’ai accompagné les toutes dernières locataires à l’aéroport de Faro le 20 septembre. Chargées qu’elles étaient les Miss !!! Elles ont même dû acheter une nouvelle valise pour tout ramener en France. Elles ont vécu et apprécié leur séjour à 100%, surprises de bénéficier d’un temps aussi chaud et ensoleillé. Venant du Nord d’Amiens (et oui Emilie, un nouveau clin d’œil !) c’est radical. Ça change des pullovers et vestes déjà sortis des armoires, ou à peine rangés.
Et Bibi….. Et bé, j’ai trouvé un nouveau terrain pour courir. A trois reprises, j’ai entendu qu’il était mauvais pour les articulations de courir sur le sable (terrain instable), alors Je joue la sagesse. Finalement, j’ai découvert un nouvel endroit dont « ma copine » de la boutique des produits et articles pour la piscine m’avait parlé (en Portugais et Anglais bien sûr !). Une magnifique ballade aménagée à Alvor, entre mer et lagune. Un bel endroit en pleine nature.
A marée basse, on rammasse les coquillages
Et puis, j’ai retrouvé mon copain préféré. Il ne me contrarie jamais, m’emmène partout ou je veux, quand je veux, il a la capacité de m’aider devant la difficulté, on ne se dispute jamais, jamais…. « Elle est pas belle la vie !!! » bah ouaich……é a minha bicicleta :-) Des ballades de courtes distances, 50 bornes environ, mais étant donné les pentes que je dois avaler tous les deux ou trois kilomètres, et la température, je n’insiste pas. Il y a quelques jours, sur le chemin du retour, j’ai voulu expérimenter un nouveau chemin, histoire de voir ou ça m’emmènerai, et, au cas où, ça monterait un peu moins fort que par la route déjà empruntée. Il est permis de rêver…. mais pas longtemps !!! Eh, eh, elle était bien là, la côte à grimper, derrière le virage. Alors comme d’hab dans ces cas là, petit plateau, grand pignon, et mouline la belle pour arriver em cima (en haut), mais où ça va donc ? Yeh, happyness ! J’arrive sur le parvis de la pequena Igreja (petite église) de Ferragudo, que je me promettais d’aller voir un de ces jours. Beh, c’est que je l’aperçois régulièrement depuis Portimão, Perchée de l’autre côté du rio Arade. J’avais envisagé d’y accéder en voiture, pensez bien, vu sa situation. Voilà, pas la peine, la vie m’y a guidé naturellement à la force des mes mollets. Tout se mérite n’est ce pas. !!!Bien évidemment, il y a l’église, la magnifique vue sur le fleuve qui se jette dans l’océan, mais j’ai aussi, et ça c’était le cadeau suprême, un comité d’accueil. Trop fort ! Deux Papys assis tranquillou sur le muret, regardent la mer. Ils saluent chaleureusement mon arrivée par un « Bom dia » (bonjour) auquel je réponds avec les mêmes mots. L’un commence à me parler, en Portugais. Eh, normal ! ça se fait ici :-) , ouïe, ouïe, je ne comprends rien !! le temps de poser le vélo, d’enlever les lunettes, le casque, je me retourne et leur dis avec un grand sourire, « desculpe, não falo Portugès », en retour j’entends, English, française… , et moi de répondre très lentement « eu sou Francès » prononcé : éou so françèch (I’m simply the best !! le ou se prononce o et le o se prononce ou, c’est bon vous suivez !), Ah vous êtes française, de quelle ville êtes vous ? « Vivi Trenta anos em Pari(ch) ». « Ah, mon frère et moi, avons travaillé de nombreuses années à Paris, dans l’hôtellerie, à l’hôtel Georges V, mais ça fait trente ans qu’on est repartis. Moi je suis venu à Portimão me dit le Papy barbu, et mon frère est retourné en Italie retrouver la famille. Mais je préfère être ici c’est plus tranquille que l’Italie. La conversation à été bon train, (fastoche en Français !) jusqu’à ce que la sœur et le beau frère arrivent. De nouvelles présentations sont faites, en m’expliquant que le frère et la sœur avec le beau frère, sont venus d’Italie pour une semaine voir le frangin, c’est un grand régal de rencontre. Nous avons immortalisé l’instant. On s’y est repris à trois fois, car il fallait l’église en arrière plan, puis la forteresse, et aussi faire une photo avec l’appareil du beau frère. Trop savoureux ces instants insolites en haut de la côte !!! Je suis rentrée guillerette a casa.
J’ai également exploré de nouveaux itinéraires, en me laissant guider par l’instinct du moment. C’est comme ça que je me suis retrouvé sur une petite route bien sympathique, en pleine cambrousse, loin de toute agitation. Bien chouette, pas une voiture, quelques maisons par-ci par-là, dont des magnifiques résidences bien planquées, et des bâtiments abandonnés. Une Mémé qui traverse tout doucement la route, la gente masculine au café du coin, qui me saluent intrigués, une vieille mobylette avance devant moi chargée de façon surprenante. C’est un vrai transport de planches, et pas des minis. Coincées dans les sacoches à la verticale, attachées à la « va que je te pousse » elles sont hautes, je ne voie pas le conducteur. Je crois rêver. Impossible de faire une photo, étant moi-même en train de pédaler. Bref un lieu de vie au ralenti et en décalage. En arrière plan, le paysage est fort joli, c’est la Serra de Monchique, je devine donc que ça ne va pas tarder à grimper………et c’est rien de le dire. J’en ai pourtant ingurgité quelques unes depuis le début de la ballade, mais rien à voir.
La montagne que vous voyez au fond, et bien c’est part là que j’ai pédalé. Magnifique montée dans le calme de la nature. Mais, ouf ! c’est quand même raide pour mon niveau actuel. Je vais donc jusqu’à ce que mes jambes manifestent leur impuissance à poursuivre la ballade dans ce sens et décide de faire une pause histoire d’apprécier l’instant présent, de m’imprégner de l’endroit et de reposer les muscles et le cœur avant de faire demi-tour. C’est qu’aujourd’hui je dois respecter l’heure car je suis invitée dans le quartier, chez Laetitia et Paul, quelques maisons plus loin.
C’est une table des grands jours qui m’accueille. Wouah, les grands verres à pieds en Cristal, le pichet en argent, je n’ai pas l’habitude, j’ai l’impression d’être une VIP :-) . Cuisine locale, une magnifique Daurade au four. La conversation sera Franco-Anglaise. Laetitia maitrise 4 langues dont le Français, Paul est bilingue Portuguais Anglais. Toujours des situations pour pratiquer et s’améliorer. Perfect !
Quoi d’autres, et bien l’autre samedi j’avais envie d’aller explorer d’autres contrées, alors au volant de la vieille, mais efficace, ZX break, me voilà partie, après avoir jetée un œil sur la carte. A peine fait 500 mètres, voilà que la ZX se fait aborder par une magnifique Porsche, si si, elle a klaxoné ! D’abord surprise, pensez donc une Porshe !!! la conductrice jette un œil sur l’immatriculation. Guess what ? incredible she see : 93 !!! ah ah sourie t’elle, não possivel ! La Porshe ralentie au niveau de la ZX , baisse sa vitre et engage la conversation. C’est qu’il fait chaud, pas de clim dans la ZX, donc la vitre est ouverte en permanence. Elle parle dans un premier temps Portugais, hum !! approche d’intimidation…voilà qu’elle demande si le lieu d’habitation est Portimão, curieuse en plus ! La conductrice de la ZX ne se laisse pas impressionner, sourit, répond, non mais quand même ! Quelques propos échangés en Français, mais très vite la réalité de la circulation, nous rappelle qu’il faudrait peut être appuyer sur le champignon. Je crois bien que cette Porshe aurait souhaité poursuivre la conversation, voilà qu’elle s’arrête dès que l’opportunité se présente, mais la ZX, la salue tout sourire en passant, et poursuit son chemin. Eh, on ne déroge pas au programme de la journée !! Et quel programme, après ce départ surprenant. J’approche de là ou je voulais aller, je sors des axes principaux, et me dirige vers Malhão que j’avais repéré sur la carte sur une route mentionnée comme touristique. Ce jour là, il fait chaud mais le vent souffle assez fort. Je suis un peu étonnée par la route sur laquelle je circule, vu la carte, je l’imaginais plus importante et moins paumée. Mais bon, je ne suis pas sur le réseau Français, c’est peut être normal. De toute façon je suis les panneaux Malhão. Pourtant, la route se rétrécie un peu, et puis ça grimpe, grimpe un peu plus après chaque virage et le vent souffle, souffle bien plus fort. Hum, ou vais-je ? plus d’habitation. Par contre le paysage est grandiose (les photos ne rendent pas bien), je suis dans la montagne, oh c’est trop chouette. Bon, je continue, on verra bien ou j’aboutie. Il ne faudrait cependant pas que ça dure trop car j’ai rudement faim, et j’avais prévu faire une pause dans un p’tit troquet local. Je continue à prendre de l’altitude et à apprécier le paysage qui défile sur ma esquerda (chquerda).
Ah, un carrefour, pas de panneau bien sûr, mais, mais un petit bar au milieu de nul part. En plus il semble y avoir du monde étant donné le nombre de voitures devant. Tout est relatif bien sûr, vu l’endroit.
Bon, eh bé, je décide de faire ma pause déjeuner. Là, c’est visiblement le lieu de rendez vous du quartier. Mais là la moyenne d’âge semble élevée. Quelques paires d’yeux me regardent, se demandant vraisemblablement d’où je pouvais bien sortir, pour d’autres, la partie de cartes est trop passionnante pour même s’apercevoir qu’une dame est entrée. Ça semble assez surréaliste comme situation. J’adore !
Bon, c’est pas le tout, mais là il va falloir s’exprimer en Portugais. Voyons voir si j’ai fait des progrès, et si je me fais comprendre à la première demande. Je ne vous cache pas, que j’avais un peu répété dans la voiture. Je me jette dans le grand bain…. Et non seulement je gagne « mon pain », mais je comprends aussi la réponse. Hey, trop bien !!! L’instinct de survie quand même………Je me régale de manger, mais aussi d’observer les Papys. Trop drôles. Ca au moins c’est un moment authentique. Merci , c’est ça aussi le bonheur !!Je me suis même permis de demander, carte Michelin en main, ou j’étais. Ah, je suis bien à Malhão, mais pas du tout celui que je cherchais, eh, eh !!! En tout cas c’est un lieu magnifique. D’ailleurs une fois l’estomac calmé, je prends le temps de regarder le paysage avant de repartir. De l’autre côté, légèrement en retrait de la route, une pancarte attire mon attention. La curiosité débordante, je traverse pour découvrir qu’au dessus, il y avait un temple bouddhiste. Et oui tout est calme tout est serein ici et propice au recueillement et à la réflexion…..Je redescends pépère toujours au volant de
la ZX, et rejoins la route que j’aurais dû poursuivre initialement. Je peux y voir que c’est la période de récolte du liège sur les arbres, pour le transformer en divers articles. Ceux rencontrés le plus souvent, sont des superbes sacs à mains et accessoires de maroquinerie. En ce moment on déshabille les arbres.
on stocke le liège avant transformation.
Appareil photos déchargé, je n’ai pas pu faire mieux !
Quoi d’autres encore, et bien j’ai tenté de m’inscrire aux cours de Portugais du soir, mais tout est complet. Que péna (quel dommage). Samedi soir dernier, je suis allée voir un spectacle musical au théâtre « o tempo » de Portimão. Un peu de culture ça fait du bien. Que je passe beaucoup de temps dehors à jardiner. Malgré un climat privilégié, les prémices de l’automne se font sentir, les feuilles commencent à tomber. Je prends aussi des leçons de patience auprès du rythme de la nature. J’ai vu la formation des fruits, leur évolution et leur maturation. Certains sont déjà mangés, d’autres continuent de mûrir. Prunes, Pêches déjà absorbées depuis longtemps, Grenades, oranges, clémentines, Amendes (tout ça dans le jardin) se laissent désirer.. Hum !!! En attendant je m’approvisionne toujours au marché. Et vendredi, il y avait les premières clémentines. Rien à voir avec celles que nous mangeons en France. La peau est parfois verte, ou légèrement orangée, et le goût est doux et sucrée. Un délice de douceur.
Et ce matin, dimanche, je suis allée à Caldas de Monchique en vélo. Souvenez-vous, en juillet j’y suis allée avec Mamie Encarnaçao. Le parcours est ponctuée par des nids de Cigognes perchés sur les poteaux électriques cette fois, et habités par toute la famille. Oh c’est trop joli ! Arrivée à destination, je me suis octroyée une pause cha (thé), bolo (gâteau) à l’ombre de « 3 majestueux arbres.
Après l’effort, un bon gâteau au miel, hum !
Fallait bien ça après la montée. Et puis c’est un endroit charmant, on a envie de s’y reposer.
Je suis repartie en sens inverse à fond les manettes, et les batteries rechargées à bloc. J’ai donc bifurquée sur une route sans indications particulières, (je prends de l’assurance) et ai exploré un nouvel itinéraire dans la campagne fort sympathique. Bilan cinquenta e seis km. Mon niveau revient tout doucement. Happyness !!! Comme dirait la belle Elsa : aujourd’hui j’ai la patate !!! :-) J’ai même nettoyé mon vélo. Je l’avais un peu négligé depuis que je suis là.
Une bougie ……………..
Il y a un an, je venais tout juste de quitter la banlieue parisienne, avais passé trois jours à Dublin, et partais pour un bon mois dans le Périgord avant de m’envoler vers l’Irlande avec l’idée, d’apprendre l’Anglais bien sûr, mais aussi de me laisser guider par ce qui serait sur mon chemin de vie et de vivre intensément le moment présent……. La suite, vous la connaissez ……….
Quel enseignement après un an de cette « retraite » (au sens sortie des rails bien sûr), de ce choix de liberté ? J’exprime une nouvelle fois, au risque de me répéter, pourtant c’est du vécu et tellement vrai, que la vie met sur notre route, au moment opportun ce qui nous est nécessaire (quel que soit le domaine), et pas forcément ce que nous souhaitons, comme nous l’avons programmé. L’important c’est d’y être attentif, et le plus difficile d’être patient. Ça ce n’est rien de la dire !!! En clair : Faire confiance à la vie………………. J’ajouterai également que liberté = être face à soi même à chaque seconde. Hum hum, pas si simple !!! Donc seul responsable de ce qui nous arrive, en bien et moins agréable. ça se corse !!! Pas moyen de fuir en culpabilisant autrui. On fronce les sourcils. Pourtant c’est tellement plus facile………Bah oui quoi….. “J’y suis pour rien, ce n’est pas de ma faute” etc…. sont bien des refrains très connus non !!!
Bon allez, de toute cette réflexion, et du non programmé, qui sont un « travail » de chaque instant, découlent richesse du cœur, bonheur, joie, abondance, partage, belles rencontres, dynamisme, positivité, sérénité et tant d’autres belles choses…. que du bon et du beau……
J’en profite aussi pour remercier tous ceux qui croisent ou sont sur ma route de quelque façon que ce soit, pour les témoignages de sympathie, et pour les messages qui me sont adressés. J’ai moi aussi beaucoup de plaisir à vous lire, alors n’hésitez pas à les laisser sur le blog.
Até logo
Beijinhos.